Comme il l'avoue lui même à la fin de son livre, André Calvès "...était dans le cirage, et c'était une maigre consolation de songer qu'[il] n'était pas le seul."

Le stalinisme triomphant, la restauration de l'Etat bourgeois, l'épuration bâclée, l'échec relatif des grèves de 1947, l'éclatement groupusculaire du mouvement trotskiste, et, "cerise sur le gâteau", un sérieux sentiment d'échec sentimental, tous ces éléments vont conduire André Calvès à s'engager, sur un coup de tête, pour l'Indochine.

Dans un premier temps convaincu, compte tenu de son "pédigrée", qu'on va le refuser, il réalise, avec une certaine amertume, que l'armée française n'est pas trop regardante.

Il va reprendre contact avec le PCI pour tenter de jouer un rôle dans la guerre révolutionnaire vietnamienne. Ce sont les écrits de cette période et cette expérience que le lecteur peut trouver ici.

Carnet d'Indochine (1951-1954)
Lexique pour comprendre "la guerre d'Indochine"